A LIRE : Histoire à poils, à plumes et à piquants

Martine SOMBRUN est une écrivaine amoureuse des animaux.



Elle le prouve à travers ce nouveau livre : à POILS, à PLUMES et à PIQUANTS, alors si vous êtres comme elle, n'hésitez pas à l'acheter !

Un cadeau à faire ? N'hésitez pas.





En achetant ce livre, vous ferez une bonne action, car 5% de chaque vente sont reversés à la SPA.

Je vous présente quelques extraits ainsi que quelques graphiques que vous trouverez dans cette œuvre. 


SOMMAIRE

    
 Introduction : l’amour des animaux, comment ça vient ?
I)                  Quelques « chatteries » :
       La demoiselle aux chats (histoire vraie)
 Une chatte rousse (nouvelle)
 Le chat de Madeleine (nouvelle)
 (Lauréate du concours de l’association Culture Loisirs Antibes – 2013)
      Les chats du garage (histoire vraie)

      II)           Et les chiens :
La balade de Gros-Nounours (histoire vraie, vue par le chien)
Bouftou (nouvelle inspirée d’une histoire vraie)
(nominée à Mably en 2011)
 Un chien à Sarajevo (nouvelle)
(Prix régional du  concours de la ville de Mably – 2012)
 Tchutu, des contreforts de l'Himalaya à la Baie de Somme (histoire vraie)

III)         Les chevaux aussi :
Le cheval de papa (histoire vraie)
Un bon ch’vâ (histoire vraie)
(nominée à Mably en 2011)
       Mors amer (histoire vraie)

IV)           Enfin les oiseaux :
Vieux Joseph (nouvelle)
La pie Suzy (histoire vraie, vue par la  pie)
Martin et les oiseaux (nouvelle)
(sélectionnée dans le recueil 2014 des nouvelles de Chalabre : « Drôles de bêtes »)
       Benjamin (histoire vraie)

V)     Expériences troublantes : (histoires vraies)
La maman chatte
Porto
Les tourterelles se sont échappées !
Un  pigeon à la maternité
Sonia et la buse en détresse
Le rêve de la maman d’Hugo
L’araignée des toilettes
(1er prix concours de nouvelles de l’UNRPA, Paris 2012)

VI)            Et si  on parlait des hérissons ?

     VII)    Pourquoi les petits cochons corses sont-ils noirs, roses ou rose et noir ?
               (conte)
     
      VIII     Les « fables de la Martine »
      Les deux chats du moulin
      Opération dégoupillage
      Le chat, la poule et le caneton
      Les trois canards
      La geste de la Petite Jembertie
      Le chat, le renard et le chasseur de champignons
      Caroline est de retour !

      IX   Deux petites chansons…

       Conclusion d’une militante parfois en colère
       Bibliographie
       Remerciements

 Graphisme "le hérisson" de Sylvie Lledo

Extrait
Les trois canards

A peine sortis de l’œuf, ces trois beaux canetons
Furent inséparables et, s’aimant d’amitié,
 Découvrirent la vie d’un pas bien accordé.
L’un devint demoiselle, les autres des garçons ;
Ils marchaient tous les trois, elle au milieu des deux
 Et dans la vieille ferme ils vivaient bien heureux.

Mais les enfants grandissent, ça arrive toujours :
L’instinct fut réveillé dès le temps des amours.
« Comment, se disait l’un, évincer mon copain
Et garder pour moi seul cette jolie femelle ?
J’aime bien mon ami, mais tout a une fin
Et je la veux pour moi, elle est tellement belle ! »

L’autre ne sachant pas les pensées du  premier,
 Heureux du temps qui  passe, continue à vaquer,
 S’en remet au hasard, ne fait pas de projets…
Nos trois canards s’en vont d’un pas bien décidé :
Dans la plus proche mare ils veulent se baigner
Et doivent contourner un haut mur grillagé.

L’amoureux tout d’un coup se fait soudain frimeur,
Veut convaincre la cane que c’est lui  le meilleur :
Pour prendre son élan il se met à courir
Et s’envole bien haut, pensant les éblouir
En franchissant d’un coup l’obstacle droit devant.
Hélas il n’a pas su conserver son allant !

Et il touche la barre, restant ainsi coincé
Les pattes embrouillées dans le haut du filet
Puis retombe piteux au  pied de ce muret
Mais fort heureusement, encore du bon côté !

Les deux autres, impassibles, contournent le barrage
Elle à gauche, lui à droite, suivant le bon sillage,
Et passent à  la hauteur du  pauvre accidenté ;
Puis d’un seul mouvement, comme s’ils s’accordaient,
Tournent chacun la tête de l’autre côté
Pour montrer leur mépris envers le vil frimeur
Qui comprend aussitôt le prix de son erreur !

Tout penaud et contrit il veut les rattraper
Et boîte en cancanant vers ses anciens alliés ;
Mais la belle a choisi celui qui fut plus sage :
Désormais elle accepte les avances d’usage
Et l’autre tout marri ne pourra qu’assister
Aux amours printanières de sa cane adorée…


Graphisme "le petit cochon rose" de Sylvie Lledo
Plumes et Talents est détenteur du copyright n° 00054377 
Copie de ce dessin strictement interdite

EXTRAIT de : TCHUTU

Tchutu : des contreforts de l'Himalaya à la Baie de Somme (histoire vraie)
Octobre 2014 :
L'été indien paresse sur toute la France. Valérie et son père se promènent dans le petit village de Saint-Valéry-en-Caux, auprès de l'embouchure du fleuve, dans la magnifique Baie de Somme. Depuis plus de deux ans que Jean-Pierre avait aidé sa fille à emménager à Abbeville à son retour d'Inde, pour la rentrée scolaire de septembre 2012, ils ne s'étaient pas revus. A l'occasion d'un déplacement à Paris, Jean-Pierre a décidé de « monter » jusqu'à Abbeville et de passer un peu de temps avec son aînée. Ils ne sont pas seuls en balade : Tchutu est de la fête !
Tchutu, dont toute la famille a longuement entendu parler ; Tchutu, arrivé ici depuis les congés d'hiver 2013 ; Tchutu, croisé loulou et spitz, 12 kg d'amour et de tendresse, le poil blanc et soyeux long sur le poitrail et plus ras sur les flancs, la tête teintée de marron et de roux avec un sillon blanc qui court de la gueule au front, la queue en épais panache, un regard à faire fondre le plus endurci des anti-chiens ; Tchutu pour qui Valérie a bravé préjugés et problèmes administratifs, gausseries et  défaitisme ambiant... et a cassé sa tirelire ! C'est vrai queTchutu lui a coûté bien des sous, mais il les lui rend au centuple par tellement d'affection, de présence fidèle et d'amour sans bornes !
Il saute de joie autour des deux humains, heureux de la longue promenade où s'échangent des propos à bâtons rompus. Enfin le père suggère :
« Et si tu me racontais toute l'histoire de ton chien ? Nous n'en savons que des bribes, un résumé rapide, ce que tu nous disais au téléphone entre bien d'autres choses quand on échangeait des nouvelles. Pourtant, te connaissant, je suis sûr que tu n'as pas ramené n'importe quel chien de si loin, il doit y avoir quelque chose de particulier, d'unique :  tu veux bien m'en parler ? »
Valérie sourit et prend son temps. Elle pèse ses mots, regarde son père et se décide :
« Papa, tu  sais bien que chaque rencontre avec un animal est unique ! La mienne avec Tchutu l'est, bien sûr, et elle a d'autant plus de prix pour moi que cela n'a pas été facile. Alors, asseyons-nous là, au soleil près de l'eau, et écoute, puisque cela t'intéresse. Mais je te préviens, ce sera un peu long ! »
Et Valérie résume rapidement, en introduction à son récit, ce que son père sait déjà: curieuse du monde, elle a beaucoup voyagé. Plusieurs années passées à Sarajevo en tant qu'enseignante, payée comme en France mais vivant en Bosnie, lui avaient permis de se constituer une réserve financière non négligeable. A la fin de son contrat, en 2009, elle avait décidé de réaliser son rêve : trois ans de disponibilité pour visiter le monde ! A la suite de quoi elle demandera à être réintégrée en France dans l'Education nationale. D'où l'emménagement à Abbeville à la fin de ces trois années...

Janvier 2011 :
L'Inde l'attirant particulièrement, Valérie s'y promenait déjà depuis quelques mois lorsqu'elle décida d'aller séjourner à Dharamkot, près de Dharamsala, à 2000 mètres d'altitude, aux contreforts de l'Himalaya. C'est ainsi qu'elle s'installa dans une « Guesthouse », sorte de pension où les voyageurs peuvent passer de quelques jours à quelques mois. Ce petit établissement de 7 ou 8 chambres était tenu par un « Babaji », moine hindouiste en tunique orange, maître spirituel vénéré, représentant de la religion dans les environs. L'homme, âgé d'une soixantaine d'années, parlait anglais avec ses locataires. Il possédait un petit chien de quelques mois, qu'il avait eu d'une portée née dans un village voisin. Ce chiot était un rescapé : souvent, la nuit, les léopards descendent de la montagne et viennent manger les chiens, surtout les jeunes qui se sauvent moins vite. C'était le sort funeste qu'avait connu une des sœurs de Tchutu.
Entre le Babaji et Valérie, s'instaurèrent vite des rapports très directs. La jeune femme, tout en se montrant respectueuse, n'hésitait pas à parler en toute franchise à l'homme, sans se sentir intimidée par son statut, et cela plaisait au Babaji. Elle se rendit compte par la suite à maintes reprises qu'il tenait compte de ses observations. Ils discutaient parfois sur le sort des animaux qui, ici, étaient respectés en tant qu'êtres  vivants mais nullement câlinés, choyés et soignés comme on peut le faire en Europe. C'est ce qu'expliquait Valérie à son interlocuteur quelque peu circonspect. Et pour joindre le geste à la parole, elle caressait le chiot, et lui parlait à chaque occasion, et notamment  à ses retours d'excursion ou de visites des environs, car la petite bête recherchait son contact et lui faisait fête : Tchutu   s'était vite entiché d'elle, au point de guetter ses allers et venues. Il adopta bientôt un comportement spécial à son égard, devenant de plus en plus familier et provoquant son intérêt par des roulades sur le dos pour montrer son ventre et solliciter son attention ; elle s'amusait alors à jouer avec lui et cela leur plaisait à tous deux.
En fait, il s'appelait « Tchotu », ce qui signifiait tout simplement « petit » dans le dialecte local ; mais comme le Babaji prononçait « Tchoutou », Valérie décida de l'écrire « Tchutu », et c'est ainsi qu'il est nommé sur ses papiers d'identité canine : la façon dont  il les obtint est une grande partie de l'histoire !
Ce premier séjour à la Guesthouse du Babaji dura deux mois : le visa de Valérie allait expirer et il lui fallut quitter l'Inde pour s'en faire délivrer un autre. C'est à regret qu'elle quitta ce havre de paix et la bestiole à qui elle promit de revenir bientôt.
Ce qu'elle fit dès la mi-mai, ayant un nouveau visa pour six mois. Le chien fut fou de joie et ne la quittait que contraint et forcé : il fallait l'attacher quand elle s'absentait. Et aussi tard que ce fût quand Valérie rentrait au bercail, elle trouvait Tchutu couché devant la porte de sa chambre, à laquelle il grattait le matin si elle tardait à en sortir. Aussi demanda-t-elle un jour la permission de l'emmener dans certaines de ses promenades. Milan, le neveu du Babaji, destiné à succéder un jour à son oncle, et qui le secondait dans les tâches matérielles de la tenue de la Guesthouse, lui donna l'autorisation sollicitée, à condition qu'elle le tienne en laisse. En effet, Tchutu se révélait chien dominant et cherchait souvent des noises aux autres canidés, la plupart du temps non agressifs, qui erraient dans le village et aux alentours. Plus d'une fois il était revenu en sang, car sa petite taille ne lui permettait pas toujours d'avoir le dessus quand il se battait avec plus gros que lui, mais il restait bagarreur malgré ses blessures !Même Max, gros chien noir hargneux, qui appartenait à un particulier habitant non loin de là, avait fini par se soumettre à cette petite boule de poils qui refusait de s'en laisser conter...
Donc, nantie de la permission accordée avec un semblant de réticence par un Milan quelque peu déconcerté, Valérie fit des balades de plus en plus longues avec Tchutu. A son grand étonnement, sans aucun dressage, il se montrait de plus en plus obéissant, elle n'avait pas besoin de le rappeler à l'ordre et peu à peu les promenades devenues quotidiennes eurent lieu sans laisse. Bientôt tous les résidents de la Guesthouse, les anciens comme les nouveaux, en vinrent à considérer Tchutu comme le chien de Valérie. Il dormait devant sa porte toutes les nuits et ne la laissait partir que contraint et forcé, si elle était obligée de faire certaines démarches sans lui. Une entente tacite et une affection réciproque de plus en plus profonde les unissaient. C'était rare de les voir l'un sans l'autre.

Novembre 2011 :
Le second visa touchait à sa fin. Valérie dut partir pour le Népal la mort dans l'âme ; elle s'était tellement attachée au chien, et réciproquement, qu'elle envisagea alors très sérieusement de le ramener en France à la fin de son périple : ne pouvant plus envisager de le laisser un jour définitivement, elle profita de ce séjour dans le pays voisin pour demander un nouveau visa afin de retourner à Dharamkot et d'exposer son projet au Babaji et à Milan. La confiance et l'affection que Tchutu lui témoignaient ne pouvaient être trahies, elle le ressentait au plus profond de son cœur.


Deux mois plus tard, début de l'année 2012:
De retour à Dharamkot, avec un nouveau visa de six mois, Valérie retrouva le Babaji malade. Milan, qui avait beaucoup de choses à gérer, se déclara d'accord pour donner le chien et interrogea son oncle qui acquiesça, pour hélas se rétracter quelque temps plus tard. L'homme était vraiment en mauvaise santé, et il arrivait que son neveu l'emmène se faire soigner ou l'accompagne dans ses tâches auprès des villageois ; pendant ce temps, c'était Valérie, en tant que plus ancienne pensionnaire de la Guesthouse, qui avait la responsabilité d'accueillir les hôtes de passage. Elle fit la connaissance de Laura, une autre Française qui habitait dans un village voisin et animait un centre de réflexion et d'activités diverses. Laura connaissait les formalités à remplir et les procédures à suivre pour ramener un chien en France : elle l'avait déjà fait !Alors Valérie, plus décidée que jamais, se mit en demeure de lister tout ce qu'il fallait pour réaliser son projet : elle n'avait plus que quelques mois pour cela, car la fin de ses trois ans de disponibilité approchait, elle devait rentrer en France en juin dernier délai pour prendre connaissance de son nouveau poste, organiser son déménagement et l'arrivée de Tchutu dans sa vie. Or il s'avéra qu'elle commençait un véritable « parcours du combattant », pour ce qui concernait ce dernier point ! Elle quitta Dharamkot en juin et s'attaqua à sa dernière ligne droite.
Passer l'été en France, apprendre sa nomination à Abbeville, y aller pour trouver un logement et s'y installer (ses meubles étant dispersés chez sa mère en Charente, chez son père en Dordogne et chez un cousin à Paris...) furent des choses prenantes mais pas impossibles. Mais pendant ce temps, le chien... lui manquait beaucoup, et réciproquement.
Comme il faut un délai de 30 jours après les vaccins, notamment celui contre la rage, délai pendant lequel des tests sont nécessaires pour vérifier la présence d'anticorps en taux suffisant, la serviable Laura se chargea, dès septembre, de procéder à la vaccination. Les deux femmes espéraient qu'ainsi Valérie, revenant sur place pendant les congés de Toussaint, pourrait repartir avec Tchutu. C'était compter sans les douteuses conditions de conservation du vaccin utilisé, qui fut considéré comme non fiable par les autorités compétentes. Valérie, informée avant son départ de France de ce contretemps, fit le tour des cabinets vétérinaires des alentours avant de pouvoir convaincre un des praticiens de la bonne foi de sa démarche et de l'urgence de lui vendre un vaccin, à emporter dans une boîte spéciale, qu'elle confectionna elle-même, capable de conserver la dose nécessaire à 4°c maximum pendant 48 heures à l'aide de poches de congélation qui ne devaient pas être en contact direct avec le produit !

Novembre 2012:
Valérie arriva enfin à bon port avec sa précieuse boîte. Là, elle trouva le Babaji au plus mal, mais toujours refusant de donner le chien. Bien décidée à passer outre, avec la complicité passive de Milan, elle fit vacciner Tchutu, qui était dans un état lamentable : sale, amaigri, triste, il lui fit peine à voir, même s'il retrouva sa joie de vivre dès qu'il la vit. Il fallait également lui injecter une puce électronique, or seul un vétérinaire de New Delhi est habilité à le faire : Valérie et Tchutu durent voyager pendant 12 heures en bus de nuit pour s'y rendre depuis Dharamkot, et autant pour le retour. Le Babaji, informé, l'appela à son chevet. Elle s'y rendit avec le chien, bien décidée à ne pas céder ; mais ce fut inutile : le vieil homme mourant semblait vouloir partir en paix et  annonça qu'il lui donnait définitivement Tchutu. A ces mots, ce dernier, jusque là resté tout attristé au fond de la chambre, se précipita sur Valérie et lui lécha frénétiquement les mains : sûr qu'il avait compris... Le Babaji, préoccupé de régler ce dernier problème avant sa mort qu'il savait proche, lui offrit même des couvertures pour le futur voyage du chien : par ce geste, il s'apaisait pour partir en harmonie avec cette drôle d'Européenne, avec laquelle il avait noué des relations de confiance et de respect mutuels.
(Il s'éteignit quelques semaines plus tard, laissant la Guesthouse à Milan.)
Pour Valérie, rien n'était terminé : il fallait encore attendre le délai voulu avant de tester les anticorps, or elle ne pouvait rester très longtemps, il lui fallait bientôt rentrer en France et reprendre son poste. De plus, il n'y avait plus de laboratoire d'analyses agréé à proximité, et Valérie décida donc de faire en sens inverse ce qu'elle avait réussi pour le vaccin : la boîte réfrigérée reprit du service pour rapatrier en France les prélèvements et les faire analyser ensuite par un laboratoire de Toulouse.
La mort dans l'âme, ne voulant pas laisser Tchutu à la Guesthouse, elle mit à profit ses derniers jours sur place pour rechercher une famille d'accueil qui pourrait le lui garder et surtout, le requinquer, car il n'était vraiment pas en bonne forme. Elle finit par trouver ce qu'elle souhaitait, mais loin de Dharamkot, dans la montagne : il lui fallut prendre un taxi pour emmener le chien sur place, soit six heures de trajet en voiture, puis vingt minutes de marche car il n'y avait plus de route praticable. Elle rencontra enfin ceux qui allaient se charger de Tchutu jusqu'à son prochain voyage, prévu en février suivant : des gens très chaleureux qui, après la très douloureuse séparation que Valérie espérait bien être la dernière, surent s'occuper de lui pour le mieux. Elle apprendra d'ailleurs par la suite que le chien avait dormi avec la maîtresse de maison presque tout le temps. Celle-ci, émue de voir la détresse de l'animal au départ de Valérie, et ensuite de constater qu'il la cherchait partout et pleurait comme un enfant, s'était attachée à lui rendre la vie plus douce par des marques d'affection peu courantes dans le pays...
De retour à Abbeville, Valérie se rongea les sangs pendant plusieurs jours, avant de recevoir enfin, du laboratoire de Toulouse, le résultat des tests : ils étaient excellents, au-delà de toute espérance ! Il ne lui restait plus qu'à refaire une demande de visa pour les deux semaines de congés d'hiver.

Février 2013 :
Des cadeaux pleins les bras, Valérie retrouva le chemin de la maison qui avait accueilli Tchutu, un Tchutu très bien requinqué et plein de vie et de fougue, qui lui fit fête et semblait remercier ses hôtes de quatre mois : il allait de l'une aux autres en manifestant sa joie, remuant la queue et se tortillant par terre, faisant rire l'assemblée par ses facéties.
Elle passa une semaine sur place, laissant une appréciable compensation financière à ceux qui avaient si bien soigné Tchutu. Puis, nantie des précieux documents remis par le vétérinaire du « service quarantaine » du Ministère de l'Agriculture, sésame indispensable pour sortir du pays avec un animal, elle se présenta à l'aéroport... et tomba sur un membre du personnel absolument incompétent qui, ne connaissant pas les documents, lui fit perdre un temps fou à vouloir revérifier ce qui était parfaitement en règle : c'est tout juste si elle ne rata pas l'avion ! Quand enfin le chien, dûment placé dans la cage spéciale qu'elle avait amenée de France, fut mis dans la soute, catégorie « bagages encombrants », le commandant de bord, alerté, alla prendre une photo afin de rassurer Valérie et de lui prouver que le chien était bel et bien dans l'avion.
Puis ce fut l'arrivée à Paris, et le train jusqu'à Abbeville. Tchutu s'est habitué tout de suite à sa nouvelle vie ; ils font maintenant de longues promenades quotidiennes, et de magnifiques balades les jours de congé : au bord de la mer, dans les bois, et le long de la Somme. Ils sont heureux et l'ont bien mérité.

Le père avait écouté attentivement le récit de Valérie. Il songeait : « Mais enfin il y a tant de chiens en France, était-ce bien nécessaire ? »
Sa fille le regardait en souriant : « Je sais ce que tu penses : pourquoi celui-là plutôt qu'un autre ? Alors, voilà ma réponse, et c'est un clin d’œil à Montaigne : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi, voilà tout! »
Que voulez-vous répondre à cela ? C'est imparable.

Ci-dessous vous trouverez la 4ème de couverture avec le petit résumé expliquant les histoires de ce livre spécial "4 pattes". 
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